Le premier trimestre de l’année 2009 confirme la tendance baissière des prix. Dans un marché de besoins, structurellement déficitaire, il ne saurait s’agir que de corrections marquées et en aucun cas d’effondrement. Quoi qu’il en soit, la resolvabilisation par les prix est à l’oeuvre, et de façon active. Elle est également le fait de la baisse des taux d’intérêt, qui ont franchi dans le bon sens la barre des 4.50 %, pour s’établir en moyenne à 4.40 % en taux fixe sur quinze ans pour les achats dans l’ancien. En outre, après des mois de renforcement de leurs exigences en matière prudentielle, et parfois de discours dissuasif visà- vis des ménages, les banques ont adopté une attitude plus ouverte face aux candidats à l’acquisition.
Pourtant, l’activité, au niveau national, n’a pas franchement repris. Deux raisons à cela : la dégradation des fondamentaux économiques altère la confiance, indispensable à l’engagement sur le long terme et à l’investissement dans une opération immobilière, mais aussi l’absence de mesures fortes en faveur de l’achat ancien.
Par mesures fortes, il faut entendre en particulier des mesures de nature à soutenir la solvabilité, à faciliter l’accès au crédit ou encore à restaurer le rendement locatif. Il s’agit également de s’assurer d’une politique cohérente, dans laquelle les choix d’actions locales ne contredisent pas les actions nationales en faveur du logement.
L’enjeu de l’action publique, à ce stade de dégradation de l’activité, est multiple : aider les Français à continuer à réaliser leurs projets logement, mais en même temps sauvegarder le tissu économique des agences immobilières, les emplois de service qui y sont attachés, et protéger de la destruction l’appareil de production, c’est-à-dire toutes les entreprises de bâtiment, TPE et PME, qui pour la plupart, interviennent sur le marché de l’entretien-rénovation.